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diop-ahmadou-renaissance Panafricaine-Journal-liberté-démocratie- Patriotisme-le Sénégal : demain, c’est maintenant !

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Blog Cris le 26/08/09. Ancien pensionnaire du Prytanée militaire Charles Nchoréré de Saint-Louis du Sénégal. Écrivain-Chroniqueur. Recueil de poèmes "Vaincre" aux Editions Saint-Germain-des-Prés à Paris 1991 [France]. Auteur chez Edilivre-Avril 2012 : Collection Classique/Essai/Etude Politique/ Sénégal. Actuellement, résident à Bordeaux. Il est actuellement le coordonnateur de la Conscience patriotique pour le Changement au Sénégal -CPC- ״XAM SA REW - BËG SA REW - JARIÑ SA REW״ -Pour une Nouvelle République Sénégalaise [NRS], saine, démocratique et transparente, la vraie de l’ivraie ! Un fonctionnaire si riche, multimilliardaire des ténèbres des postes politiques aléatoires de nomination Tan Sa bula Nex- n’est jamais synonyme de patriotisme.


Proposition de loi sur la peine de mort : à qui profite donc le crime ?

Publié par Ahmadou Diop sur 28 Novembre 2013, 12:21pm

Proposition de loi  sur la peine de mort : à  qui profite donc le  crime ?

Ce n’est pas parce que des députés et des marabouts ont donné leur aval, qu’il faut nécessairement le voter ou l’examiner. C’est une question de principe républicain.

Un tel projet est une fourberie dangereuse, qui prend des relents fascistes, comme arrière- plan. Y’a-t-il fumée sans feu ? Pour qui roule donc le député de benno bok yakaar, Seydina Fall ? Cet activiste chevronné a-t-il le courage de proposer une loi interdisant tout simplement la soi-disant agence d’assistance à la sécurité de proximité, qui est en réalité, une milice déguisée, logée à la présidence de la république ? Tout sert de prétexte pour retourner à la pierre taillée et couvrir une gouvernance tyrannique, aux apparences démocratiques de façade. L’indignité de la bouffonnerie a tendance à plaire à un despote, de sorte que le mal puisse triompher à jamais.

Ce projet ridicule, scélérate, inopportun, décrié, inutile, est fondamentalement dangereux dans une république supposée laïque.

N’y a-t-il pas d’autres solutions plus appropriées pour endiguer la criminalité à propension, au point de vouloir rétablir la peine de mort, pour des raisons inavouées ? Manifestement, il y ’a des arrière-pensées politiques, derrière lesquelles se cache une habileté aux contours nébuleux. Il appartient à l’état d’assurer la sécurité des citoyens et non point à installer un état policier par la ruse dans lequel tout est permis.

Le rétablissement de la peine mort parachèvera le totalitarisme dans ce pays étrange à la renverse.

Le 22 mars 1967, Moustapha Lô, condamné à mort pour avoir tenté d’assassiner Senghor, dit l’histoire. Y eût –il eu un mobile politique dissimulé ? L’assassinat d’Omar Blondin Diop n’a jamais été élucidé.

Le monde civilisé a aboli la peine de mort pour des raisons d’éthique, mais ici, les pratiques conjecturales reviennent toujours. Une curiosité.

Suivez mon doigt ! A qui profite donc le crime ? La question se pose. Et qui pourrait en tirer les ficelles par derrière, si l’on analyse la situation politique délétère ? L’on peut s’interroger légitiment sur les motivations réelles, cachées d’un tel projet infâme, qui relève d’une incongruité et d’une filouterie débordantes. Des innocents pourraient être des victimes potentielles. Toutes les supputations sont autorisées.

Dans les régimes dictatoriaux, toutes les dérives sont autorisées pour régler et éliminer des adversaires politiques par des manières peu orthodoxes.

L’idée est –elle anodine ? Ce projet est antinomique aux droits de l’homme, en ce sens qu’il pourrait servir de fourre-tout, un foutoir, qui autoriserait toutes les dérives. C’est étrange et inquiétant pour la démocratie ! Décidément, depuis mars 2012, il n’y a que des mesures coercitives, mas point de progrès, d’aucune sorte. Dire que nous sommes dans un état répressif, est un euphémisme.

Ce que le politique ne pourrait faire ouvertement, il le déléguerait à la servilité de l’assemblée nationale, les chiens de garde d’un tyran. Sommes-nous menacés, maintenant ? N’importe quel opposant réel ou supposé pourrait être condamné sous le fallacieux prétexte qu’il a voulu attenter à la vie du chef d’état. Une hypothèse à ne pas exclure.

Dans un pays où l’exécutif est la clé de voute, contrôle tout le monde par l’entregent de sa justice habilement brossée, tenue en laisse par le politique roublard, fait la pluie et le beau temps, peut en finir avec un opposant encombrant, présumé coupable. Tous les complots imaginaires seront possibles, puisque c’est la porte ouverte à tout vent. Les causes apparentes peuvent servir les mauvaises raisons.

Un recul en arrière de 100 ans, surtout dans un pays qui se targue d’être la vitrine des droits l’homme. Ce que l’on croyait révolu, revient en surface avec la magistrature bancale de Macky Sall, dont la tyrannie et l’arbitraire constituent un viatique d’état. Ce projet est dangereux, tout comme l’agence d’assistance à la sécurité de proximité, après l’installation massive des caméras dans le ciel ouvert d’un autocrate. Tout est prétexte de menace à l’ordre public pour interdire tout et n’importe quoi. Cela fait beaucoup. Est-ce un hasard ou une simple coïncidence ?

Sous Macky Sall, le tout répressif s’instaure, s’institutionnalise maintenant ! Une sombre bizarrerie qui relève d’une gravité inaccoutumée. Ce qui était impensable sous Abdoulaye Wade semble l’être sous la salissure. Que se serait-il passé, hier, si un député de l’ancien régime l’avait proposé ? Le fascisme se légalise à petit feu dans ce pays aux histoires carambouilleuses, insolites où tout est désormais permis avec une ribambelles de pirouettes loufoques, indignes.

Le combat continue !

Ahmadou Diop

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