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diop-ahmadou-renaissance Panafricaine-Journal-liberté-démocratie- Patriotisme-le Sénégal : demain, c’est maintenant !

diop-ahmadou-renaissance Panafricaine-Journal-liberté-démocratie- Patriotisme-le Sénégal : demain, c’est maintenant !

Blog Cris le 26/08/09. Ancien pensionnaire du Prytanée militaire Charles Nchoréré de Saint-Louis du Sénégal. Écrivain-Chroniqueur. Recueil de poèmes "Vaincre" aux Editions Saint-Germain-des-Prés à Paris 1991 [France]. Auteur chez Edilivre-Avril 2012 : Collection Classique/Essai/Etude Politique/ Sénégal. Actuellement, résident à Bordeaux. Il est actuellement le coordonnateur de la Conscience patriotique pour le Changement au Sénégal -CPC- ״XAM SA REW - BËG SA REW - JARIÑ SA REW״ -Pour une Nouvelle République Sénégalaise [NRS], saine, démocratique et transparente, la vraie de l’ivraie ! Un fonctionnaire si riche, multimilliardaire des ténèbres des postes politiques aléatoires de nomination Tan Sa bula Nex- n’est jamais synonyme de patriotisme.


Meeting du 21 Novembre 2014 : Abdoulaye wade devant ne peut être une équation

Publié par Ahmadou Diop sur 15 Novembre 2014, 15:08pm

Meeting du 21 Novembre : l’équation Wade. Un faux postulat et d’indignité. Ces discoureurs font preuve de caniveau. Ils éprouvent toujours le besoin de rechercher la petite bête pour justifier l’injustifiable.

Ces propos relèvent incontestablement d’une médiocrité affligeante de la part d’analystes politiques supposés. Faisons abstraction de son âge. L’âge du citoyen libre, Abdoulaye wade ne doit pas déranger. Soyons sérieux ! Il n’y a pas d’âge pour manifester. Défendre des causes nobles, justes, fait partie d’un patriotisme. Ces minables doivent se taire, s’ils n’ont rien à dire.

Ce qui compte c’est son discours toujours rationnel. Jusqu’ici, les vérités bien ficelées qu’il distille publiquement tiennent plus que celles qui sont abonnés à des invectives ou des âneries, à défaut d’apporter la moindre contradiction politique, plausible. Que nenni ! Quel que soit son âge, Abdoulaye Wade garde bien son esprit fertile et son aura reste intacte, quoiqu’on puisse dire.

Pourquoi, alors, donc avoir le besoin d’utiliser pour un oui pour un non des grenades défensives et dangereuses à tout vent dans des manifestations pacifiques, populaires. ? Ce sont des méthodes fascistes. Le meeting peut se transformer librement en marche. C’est un droit inaliénable, non négociable. Il n’appartient pas au pouvoir totalitaire, népotique d’apprécier ou non ce que doit faire le peuple. On s’en fout éperdument. Le peuple imprime sa marque et décide de faire son meeting, place maintenant à des suppositions de basse facture qui ne tiennent pas la route ! Macky et sa bande seront responsables de tout ce qui pourrait arriver à Abdoulaye Wade et aux manifestants. Nous l’avons déjà dit et le martelons, pas de bavures, ni d’arrestations de quel motif que ce soit. Aucune violence d’où qu’elle puisse venir , ne peut être légitime, encore moins celle d’un état supposé de droit.

Le combat continue !
Ahmadou Diop

Meeting du 21 Novembre 2014 : Abdoulaye wade devant ne peut être une équation
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lamine 15/11/2014 17:04

2. L’aigle ne prend pas les mouches

Le dimanche 25 février 2007 restera sans aucun doute, une date historique dans les annales politiques du Sénégal.

Librement, le grand peuple sénégalais, dans un même élan, a pris la sage décision de confier son destin, pour le prochain quinquennat au meilleur d’entre tous les prétendants au fauteuil présidentiel ; le candidat Abdoulaye Wade.

Dans notre dernière contribution publiée dans plusieurs organes de la presse nationale « Abdoulaye Wade ou le Timonier du Nouvel âge », nous avons, sans complaisance, ni calcul, souligné les véritables qualités qu’il incarne, qui le distinguent et le mettent, en vérité au-dessus de la mêlée.

Cette analyse, semble-t-il a été, sur une grande échelle, favorablement accueillie par nos compatriotes !

Le 25 février 2007, c’est tout un peuple debout comme un seul homme, qui a remis, entre des mains expertes de qui le gouvernail ne tremblera pas et qui, avec dextérité, fera voguer, sans inquiétude, le navire sur des eaux calmes/

Pendant trois semaines de campagne électorale intense, de combat épique pour un fauteuil, le candidat de la Coalition Sopi 2007 s’est comporté comme un héros : le port aliter, la démarche fière, la prestance, la sérénité, la fermeté, la courtoisie, le patriotisme ardent, le discours chevaleresque et la générosité, traits marquants de notre enracinement dans nos valeurs cardinales, sous-tendue par une éthique qui ne laisse personne indifférent.

Aussi, dans ses diverses composantes, le Peuple sénégalais, dans une exemplaire solidarité a tiré les leçons du scrutin en sanctionnant négativement et sous toutes ses formes les anti-valeurs totalement inconnues de notre société et qui ont gravement terni l’image de marque du Sénégal et porté violemment atteinte à notre démocratie sublimée, considérée comme modèle, dans le Continent Africain.

Ce qu’il faut retenir, c’est le comportement admirable du candidat de « la Coalition Sopi 2007 » qui est resté, de marbre, face aux tirs groupés, d’une rare violence, dirigés contre lui car « l’aigle, dit-on ne prend pas les mouches ».

Sur le même registre, résonnent encore dans nos oreilles ces phrases extraites du brillant rapport introductif du Président Abdou DIOUF au Conseil National de son Parti, le 30 juillet 1988.

‘’Les sénégalais doivent reconnaitre et accepter que la Démocratie exclut la confusion au chantage, la violence, l’insulte, l’arbitraire. Elle suppose la bonne foi, l’esprit du dialogue et le sens du compromis. Dans la pratique morale de toute démocratie, les uns gouvernent, les autres sont dans l’opposition et le peuple donne sa chance à chacun à l’occasion des consultations régulières, supervisées et contrôlées par les institutions républicaines’’.

L’élection présidentielle du 25 février 2007 s’est déroulée, est-il besoin de le rappeler grâce au Tout Puissant, dans la paix et le bail de cinq ans est signé entre le Président et son peuple.

Reconnaissons-le, le Très Miséricordieux, le Tout Miséricordieux a exaucé les prières ferventes du Peuple tout entier ! (Exalté Soit-il).

Rendons-Lui grâce en organisant, sur toute l’étendue du territoire national, des journées de prières pour lui témoigner, en toute humilité, l’incommensurable gratitude de la Nation Sénégalaise, toutes religions confondues.

N’oublions jamais ce que dit l’Omnipotent dans la Sourate Ali-Imram. Je donne le Pouvoir à qui je veux et je le lui enlève quand je le veux. Je transforme le jour en nuit et la nuit en jour, le vivant, j’en fais un mort et le mort, j’en fais un vivant. Je suis l’Eternel.

La prochaine cérémonie solennelle de prestation de serment du Président Abdoulaye Wade nous offre l’heureuse opportunité de rappeler quelques passages de l’allocution prononcée par le Premier Président de la Cour Suprême du Sénégal, Isaac Jacques FOSTER, le 14 décembre 1963, recevant le serment du Premier Président de la République du Sénégal, Léopold Sédar SENGHOR.

Les mises en garde, courtoises mais fermes, - et toujours de saisons – démontrent, à souhait l’indépendance de la Magistrature, cette cuirasse en fer forgé.

Monsieur le Président,

C’est que le Peuple sénégalais veut s’assurer que les actes du Chef de l’Etat, garant de la Constitution seront marqués, du sceau de la justice. Sans doute, est-il communément admis que la justice est l’affaire du Magistrat ; sans doute ne pouvez-vous point vous substituer à nous pour rendre jugements et arrêts !

Il m’empêche que la justice doit, à tout instant et en toute chose, demeurer votre premier souci, si vous le désirez (et vous le désirez certainement) que l’ordre et la paix règnent dans ce pays.

Mais au fait, Monsieur le Président, (ne vous appelle-t-on pas et cela ne me porte nullement ombrage, croyez-le ?) ne vous appelle-t-on pas le Premier Magistrat du Pays ?

Dans l’exercice de cette Magistrature Suprême, Vous aurez toujours présent à l’esprit, j’en suis sûr, que l’Etat est soumis, lui-même, dans sa législation, son gouvernement, à la règle de droit, moyennant quoi, évitant les soubresauts désordonnés et les douloureuses convulsions, nous garderons au Sénégal, les soubresauts désordonnés et les douloureuses convulsions, nous garderons au Sénégal, l’équilibre qui assure la stabilité des institutions et du pouvoir légitime.

La justice que nous espérons de Vous est celle qui s’étend à tous les enfants du pays, y compris ceux qui vous ont, à l’occasion de ces dernières élections, refusé leurs suffrages.

Vous êtes, en effet, le Président de la République du Sénégal ! C’est-à-dire, le Président de tous vos compatriotes, partisans et adversaires politiques, les uns et les autres également, protégées par la Constitution dont Vous êtes le gardien vigilant.
Souvenez-vous, Monsieur le Président, que rare est le vainqueur qui sort de l’arène sans y avoir reçu un seul coup.

Si donc dans la lutte, vous avez reçu des coups vous n’en tirerez pas vengeance, car c’est volontairement que vous avez couru le risque. Laissez à la justice le soin de réprimer les délits et les crimes commis.

Si vous estimez que vous adversaires sont dans l’erreur, à vous l’ingrate tâche de vaincre leur obstination non point par une dure et aveugle coercition mais en les éclairant utilement : c’est le précepte, vous le savez, de nos écritures !

« Eclairer ceux qui dans les ténèbres sont assis.

Et vous le ferez, sûrement, en tenant ferme dans votre main, le flambeau de la justice ».

Mieux que personne, le Président Abdoulaye WADE, l’éminent juriste que nous connaissons, saura apprécier, à son exacte mesure ce viatique moral que le Magistrat émérite Isaac Jacques FOSTER avait judicieusement déposé entre les mains du Président Léopold Sédar SENGHOR, fraîchement porté par son peuple au pinacle du Pouvoir !

Puisse Dieu, dans son infinie bonté, continuer d’inspirer et de protéger notre Cher Président.


Cheikh Abdoulaye DIENG

lamine 15/11/2014 17:03

1. Abdoulaye Wade ou le Timonier du Nouvel âge

Souvenons nous que, tout au long de son âpre combat, tels des preux, les militants, militantes et jeunes de son parti ont donné à la face du monde de belles leçons d’honneur, de courage et de fidélité, que l’histoire a retenues.


L’illustrent à souhait des exemples qui prolifèrent.
A l’image des morts au service du PDS, Mamadou Matar NDOYE, le témoin d’honneur lors du retentissant procès de 1988 devant la Cour de Sureté de l’Etat, Boubacar SALL, le lion du Cayor, Laye Diop DIATTA, Marcel BASSENE, Oumar Lamine BADJI, Cheikh SARR, Doudou SYLLA ibn El Hadji Alioune SYLLA Bour NGOYE, El Hadji Oumar Lamine BADJI, Cheikh SARR, Mamadou Sokhna NDIAYE, Journaliste.
Elle n’est pas exhaustive la liste des célèbres compagnons qui allaient à la mort comme on va à la fontaine, ces paladins, véritables sentinelles du PDS. ! loin s’en faut !
On les retrouve autour de lui, soutiens exemplaires de son action historique pour le triomphe de ses idées, de son action historique, de son programme et la pérennité de son œuvre colossale.

Aussi, a-t-il poursuivi, avec une farouche détermination, sa lutte héroïque dans la dignité, toujours de marbre avec le PDS, dont le soutien actif et multiforme est devenu, en vérité un modèle. Ce qui lui fera dire, avec cet humour dont seul il a le secret, dans cette savoureuse métaphore que « le PDS est un vieux lion, qui dort », mais…, d’un œil.
C’est cette vertu légendaire que, dans la pièce « l’Exil d’Alboury », son auteur le grand dramaturge Cheikh Aliou NDAW a chantée en des accents sublimes, d’une rare élévation « nos ancêtres se disputaient l’honneur jusque dans le royaume des ténèbres ».

Ce qui frappe et fascine chez l’homme, c’est cette facilité étonnante de communier avec son peuple qui, du reste, le lui rend bien, en toutes circonstances. Avec quelle chaleur dans un enthousiasme débordant, dans la débauche des gestes et des couleurs.
Son style original est plaisant, bousculant parfois les rigueurs du protocole pour les bains de foule, qu’il adore. Et qui sont avouons-le, des cas très rares, dans le Continent ! il sait, dans la spontanéité, provoquer le rire, et parfois le fou-rire avec la finesse, l’intelligence, l’aisance, l’élégance de l’enseignant, de l’éducateur, au sens pédagogique du terme.
Assurément, sa vie politique est aussi un poème dont l’action, donne le ton !
La générosité le distingue et le met au dessus de la mêlée car, rappelons-le, la générosité est le sentiment le plus fondamentalement humain, le seul qui puisse sauver l’homme parce qu’il le rend humain.
Dans la conscience populaire, le Président Abdoulaye WADE est considéré, à juste titre, comme un homme qui attache une importance toute particulière aux relations humaines.
Profondément enraciné dans nos valeurs ancestrales, malgré le poids de son calendrier, une place de choix y est réservée aux malades, aux décès, aux catastrophes naturelles, aux problèmes sociaux quotidiens auxquels ses compatriotes de tous bords, de toutes confessions, de toutes conditions sont confrontés. Nous ne sommes pas seul à le constater et à nous en réjouir. Ses rapports, empreints de chaleur avec l’ancien Président de la République du Sénégal, Son Excellence M. Abdou Diouf servent d’exemples et se passent de commentaires. Du reste, ceci explique qu’on peut faire de la politique en ayant les mains propres et le cœur pur.
L’empereur Auguste, informé d’un grave complot ourdi contre lui, au lieu de châtier a préféré pardonner, appela le cerveau de l’affaire et lui dit « soyons amis, Cinna, c’est moi qui t’en convie ».
C’est de cette leçon de sagesse, de tolérance, de pardon, de dépassement que le Président Abdoulaye WADE offre aux sénégalais et sénégalaises de souche ou d’adoption, sans exclusive, en raison de la mission divine à lui confiée par l’Omnipotent !
Voilà qui explique et justifie pleinement sa place au Panthéon des Hommes de Paix avec l’attribution du Prix si prestigieux par l’UNESCO, du Président Félix Houphouët BOIGNY, pour la Paix, parmi tant d’autres ! Ce sera, c’est notre souhait, le plus ardent, le Nobel de la Paix… la Consécration !
Qu’on l’aime ou qu’on ne l’aime pas, il faut lui reconnaître son exquise courtoisie, ses solides qualités morales et intellectuelles de Chef infatigable au service de la paix, de meneur d’hommes hors pair, d’africaniste achevé, digne continuateur de l’œuvre panafricaniste de N’Krumah.
Hercule des Temps modernes de Cicéron africain, le Président Abdoulaye WADE appartient au cercle des Géants du Monde, honore l’Afrique dont l’Unité demeure l’un de ses plus vieux combats, le Sénégal à qui il a fait don total de sa personne et de l’Université où il acquit les plus hauts grades.
C’est le lieu de souligner les initiatives heureuses, hardies, géniales, du Président Abdoulaye Wade, son ouverture d’esprit et son amour tyrannique pour l’éclat de l’avenir du Sénégal et du Continent africain.
Sa ferme volonté de faire du Sénégal un Eldorado, une grande Nation phare, un pays émergent, ne fait l’ombre d’aucun doute. Son vieux rêve est de conduire le Sénégal vers des rivages sans orage. Alors, gardons-le !
Voilà pourquoi le dimanche 25 février restera, sans conteste, une date historique dans les annales politiques du Sénégal.
Librement, le Grand Peuple sénégalais, dans un même élan a pris, souverainement, la sage décision de lui confier son destin pour le prochain quinquennat.
Que Dieu, le Tout-Puissant dans son infinie Miséricorde continue d’inspirer et de protéger le Président Abdoulaye WADE.

Cheikh Abdoulaye DIENG
Grand Officier de l’Ordre National du Lion
Grand Officier de l’Ordre National du Mérite

lamine 15/11/2014 16:43

Hommage à Abdoulaye Wade
Lundi 26 Mars 2012

3. Mission accomplie Maître !


L’histoire retiendra de vous, l’opposant africain qui a toujours inscrit son action dans la légalité républicaine, qui a toujours refusé d’utiliser des voies antidémocratiques pour accéder au pouvoir, qui a montré que l’homme politique devrait – toujours - faire confiance à son peuple.
Maître, vous aviez choisi de créer un parti politique quand les autres étaient dans la clandestinité.
Maître, vous aviez choisi les urnes, quand les autres croyaient que seules les armes pouvaient leur garantir l’accès au pouvoir.

Maître, vous aviez choisi de faire conquérir par votre peuple des acquis démocratiques un en un, quand les autres croyaient qu’il fallait tout obtenir en un jour, quitte à tout détruire.
Et un certain 19 mars 2000, votre peuple décida de vous faire confiance, après 26 ans de luttes pacifiques, pour le triomphe de la démocratie, de l’Etat de droit. Pour le décollage de notre économie.

Aussi, un certain 25 février 2007, ce même peuple vous renouvelait sa confiance. Une confiance méritée. Vous avez un bilan Maître. Ce 25 mars 2012, le même peuple vient de vous dire merci en élisant un homme que vous avez formé. Oui Maître vous venez de sortir par la grande porte! Nous n’avons jamais douté.

On vous a insulté, vous n’avez jamais songé restreindre les libertés. Mieux, plus on vous insultait, plus vous œuvriez à l’élargissement des libertés. Certains juraient sur tous le « dieux » que jamais Abdoulaye Wade n’organiserait des élections qu’il perdrait. Vous avez organisé des élections et vous les avez perdues. Pardonnez les leurs calomnies.
Nous avons encore - en mémoire - les images de ce politologue qui disait dans une télévision avec une mine grave et des trémolos dans la voix : « Abdoulaye Wade ne va pas bouger ».
Nous avons encore -en mémoire - l’image de ce pseudo expert qui démontrait dans une télévision privée : « la fraude électronique ».

Nous avons encore - en mémoire - l’image de ces nombreuses personnes qui défilaient sur nos écrans de télévision pour nous convaincre que la violence était une arme légitime face à vous. Ils étaient même allés jusqu’à dire que vous aviez un logiciel pour voler les élections comme si le vote était électronique. Que de mensonges avons-nous entendus sur votre personne !
Maître, vous avez opté de rester debout et digne, courageux et déterminé. Face à ces accusations sans fondement - que dis-je! à ces calomnies, vous n’aviez pas une seule fois essayé de vous faire justice. Maître, vous pouviez traduire tous ces gens là en justice pour diffamation, diffusion de fausses nouvelles, offense au chef de l’Etat… manifestement, ils n’avaient pas les moyens de prouver leurs accusations. Mais, vous aviez décidé, Maître, d’inscrire tout cela dans le registre de la bataille d’opinion. Vous aviez fait la bonne option.
Maître, votre peuple a été longtemps intoxiqué. Rappelons-nous qu’au lendemain du 19 mars 2000, beaucoup de vos compatriotes disaient que vous ne feriez rien. Vous aviez commencé par la porte du millénaire. Et on disait que vous n’étiez capable de rien d’autre. Vous annonciez vos grands projets, on disait qu’ils ne sortiraient point de terre. Vous aviez commencé à les réaliser, on disait que vous n’aviez pas les moyens de les terminer. Vous avez réalisé beaucoup de projets et on dit qu’ils sont trop chers. Nous nous rappelons, Maître, quand vous nommiez Monsieur Karim Wade à la tête l’ANOCI, un grand homme politique disait, qu’il n’allait pas réaliser un mètre de goudron. Les résultats on les connait.
Mais tout cela n’est pas important, la politique c’est aussi la bataille d’opinion. Et c’est de bonne guerre.

Ce qui est important, c’est ce que l’histoire retiendra de vous : un africain qui a servi dignement son peuple.

Maître, vous avez été trahi par des personnes que vous avez aidées.
Maître, des personnes qui ont eu à bénéficier de votre générosité ont eu le complexe de vous défendre. Certains même pour se donner bonne conscience se sentaient obliger de vous attaquer. D’autres vous ont tourné le dos quand vous avez besoin d’eux et sont allés se repositionner ailleurs et se donner une nouvelle virginité. Trop facile. Mais, c’est cela aussi la nature humaine. Pardonnez-les. La fidélité, la loyauté et la sincérité de l’engagement sont une denrée rare en politique.

Ceux qui ont perdu leurs privilèges un certain 19 mars 2000 vous en voulaient à mort. Ils vous ont combattu par tous les moyens, hélas! Ils n’ont pas gagné. Un de vos fils a pris le pouvoir.
Malgré eux !
C’est l’occasion pour nous de dire deux mots à Macky Sall. La pire des choses en politique c’est la démagogie. Quand vous gagnez, vous gouvernez avec ceux qui vous ont aidé à gagner, ceux qui étaient là quand personne ne croyait en vous. Faire appel à d’autres personnes relève de la démagogie. On gouverne avec ses hommes de confiance.
Autre chose. Nous avons noté depuis la seconde moitié des années 90, un phénomène politique qui n’est pas encore suffisamment bien analysé : la capacité du pouvoir a secrété ses plus redoutables adversaires. Nous avons connu les phénomènes DIOUF / DJIBO et DIOUF / NIASS. Nous avons également connu les phénomènes Wade /Idy et Wade/ Macky.
En 2000 la famille socialiste avait près de 70% de l’électorat (Diouf 41%, Niass 17% et Djibo 9%), en 2007 et 2012 la famille libérale a eu près de 70% (Wade 34%, Macky 26% et Idy 7%).

Avant 2000 on croyait qu’il aurait une sorte de bipolarisation de la vie politique PS/PDS, à l’heure du bilan, on voit qu’il n’en est rien.
Alors, Macky, s’il y a un conseil à vous donner : il ne faudra jamais mettre un politique à la primature. On sait ce que le couple Senghor /DIA avait donné comme résultat. Senghor était obligé de supprimer le poste jusqu’en 1970 pour nommer un jeune technocrate sans dimension ni ambition politique. Diouf avait fait la même chose en nommant au poste de premier ministre son ami et frère Habib Thiam, qui n’avait aucune responsabilité politique, mais aussi en nommant Lamine LOUM qui n’avait pas non plus une base politique. Diouf n’a jamais eu de problème avec ses premiers ministres.
Wade croyait qu’il pouvait faire confiance à des politiques, on sait ce que cela lui a coûté. Il n’a pas eu de problèmes ni avec Mame Madiore BOYE ni avec Aguibou SOUMARE. On connait ses problèmes avec Niass, Idy et Macky. Il faut gouverner avec ses hommes mais il faut surtout savoir les manager.

Aussi, il n’est pas de doute que gouverner le Sénégal ne sera pas chose facile. Mais de grâce, que le PDS n’utilise pas les moyens de cette opposition qui vient d’arriver au pouvoir : le lynchage, la calomnie, la médisance… Que le PDS opte pour une vraie opposition républicaine, exclusivement axé sur les débats programmatiques, la proximité avec le peuple, la prise en charge des besoins des populations. Une opposition civilisée. S’opposer dignement, ne jamais déformer la vérité, ne jamais faire des attaques en dessous de la ceinture. Macky Sall est lui condamné à gouverner avec hauteur. Remplacer Abdoulaye ne sera pas chose aisée.

La transhumance doit être définitivement bannie de la vie publique sénégalaise. Celui qui gagne doit gouverner et l’opposition doit s’opposer. La société dite civile doit aussi s’assumer en intégrant la société politique ou en étant une vraie société politique. Les règles du jeu doivent être claires. Le jeu de dupe doit prendre fin.
Cependant, il y a une question que nous ne pouvons pas ne pas évoquer : celle relative à la presse. Macky Sall a rendu hommage aux médias, parce que simplement la presse lui a rendu service. C’est de la démagogie, il sait lui-même que si le Sénégal a connu des débats politiques d’aussi bas niveau c’est parce que nous avons une presse qui ne joue pas son rôle. Il est plus que jamais temps de mettre de l’ordre dans ce secteur. Des familles sont détruites tous les jours, des enfants traumatisés. Il faut mettre un terme à la course à l’audimat. C’est une question politique, au sens noble du terme. Et l’Etat a l’obligation de garantir la liberté de la presse mais aussi de protéger les populations. Tout le reste n’est que démagogie.
Le peuple sénégalais, ce vaillant peuple ne mérite pas cela. Ce peuple qui a encore prouvé sa maturité en démontrant que ce machin de M23 n’avait pas besoin de ses enfantillages qui nous ont coûté des morts d’hommes.

En ce qui concerne limedia, nous prenons à témoin deux personnes : Pape A. DIAW Directeur de la communication du ministère de la communication et Adama Sow, en novembre 2009, Moustapha Guirassy nous avait proposé l’aide à la presse, ce que nous avions refusé et à ce jour, limedia n’a pas bénéficié un seul franc de l’Etat. Parce que nous ne sommes pas de la presse mais un contre pouvoir de la presse. Et tout le monde peut vérifier les arrêtés de répartition de l’aide à la presse.

Limedia est un combat pour la démocratie et pour l’Etat de droit contre les dérives d’une presse dont la plus grande victime est un certain Abdoulaye Wade. Un combat que nous assumons et que nous mènerons jusqu’à son terme Inchallah. Ceux qui n’ont pas de conviction c’est normal qu’ils pensent que personne ne peut avoir de convictions fortes. Demain il fera jour et s’il plait au bon DIEU, quand Wade ne sera plus là, tout le monde verra les autres dérives de la presse et les gens sauront que ce combat là c’est un combat universel auquel tout le monde doit adhérer dans le seul but de rendre la presse plus honnête et plus objective.

Encore une fois hommage au peuple sénégalais.
Encore une fois, hommage à Abdoulaye Wade pour tout ce qu’il a fait pour ce pays et surtout d’avoir placé la barre très haute.
Que Dieu bénisse ce pays !


Sadikh DIOP
Administrateur de l'Observatoire de l'information et des médias
Limedia.org

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