Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

diop-ahmadou-renaissance Panafricaine-Journal-liberté-démocratie- Patriotisme-le Sénégal : demain, c’est maintenant !

diop-ahmadou-renaissance Panafricaine-Journal-liberté-démocratie- Patriotisme-le Sénégal : demain, c’est maintenant !

Blog Cris le 26/08/09. Ancien pensionnaire du Prytanée militaire Charles Nchoréré de Saint-Louis du Sénégal. Écrivain-Chroniqueur. Recueil de poèmes "Vaincre" aux Editions Saint-Germain-des-Prés à Paris 1991 [France]. Auteur chez Edilivre-Avril 2012 : Collection Classique/Essai/Etude Politique/ Sénégal. Actuellement, résident à Bordeaux. Il est actuellement le coordonnateur de la Conscience patriotique pour le Changement au Sénégal -CPC- ״XAM SA REW - BËG SA REW - JARIÑ SA REW״ -Pour une Nouvelle République Sénégalaise [NRS], saine, démocratique et transparente, la vraie de l’ivraie ! Un fonctionnaire si riche, multimilliardaire des ténèbres des postes politiques aléatoires de nomination Tan Sa bula Nex- n’est jamais synonyme de patriotisme.


C’est un gouvernement respectable et respecté.

Publié par Ahmadou Diop sur 5 Avril 2012, 00:33am

    macky1Nous l’avouons, c’est un gouvernement respectable et respecté.

Comme nous l’avions déjà annoncé dans nos précédentes contributions, Abdoul Mbaye, le  technocrate, non moins redresseur des banqueroutes, vient de nommer la liste du nouveau gouvernement de l’alternance alternée. Conformément aux promesses du président de la république, en l’occurrence, Monsieur Macky sall, le nombre de ministre s’arrête effectivement à 25. Dont acte ! Mais tout de même, un bémol: ni ALC, le célèbre journaliste d’investigation ne figure pas sur la liste, encore moins, le journaliste à la plume croustillante. Nous voulons dire SJD, n’y est pas non plus. Un goût amer, pour dire qu’il manque son piment. Les critères de sélection obéissent-ils, alors, aux motivations éminemment politiques ou au contraire, l’attelage gouvernemental est à la mesure des compétences bien garnies ? Dans ces conditions, nous sommes déçus et pour cause.  Mais nous ne nous laisserons pas aveugler par le tsunami mécanique de la sémantique bien huilée, à haut débit illimité. Point n’est besoin d’ergoter sur la cravate  bleue, assortie de la veste d’un premier ministre adulé, qui a certes, fait ses preuves, ailleurs, dans son propre domaine.

 Il est évident que la gestion d’une banque n’a aucune commune  mesure avec le poste de chef de gouvernement, tributaire d’une volonté politique sur commande recommandée. Si la gestion d’officines financières obéit à des  connaissances certaines, particulières, approfondies et bien définies, gérer un gouvernement, c’en est une autre. Ne nous cache-t-on pas quelque chose ? La machine apparentée au socle de la démocratie s’emballe, au point qu’elle n’aura droit à aucune excuse possible, si demain, se dessineront des erreurs impensables, impardonnables pour son grade.

 Comparaison n’est pas raison avec le poste d’un chef de gouvernement. Les réalités sont divergentes et les manœuvres sont étroites. Un peu de retenue et d’humilité ! Arrêtons le formatage des consciences et le charivari enjoliveur, idyllique ! Stop ! Trop d’espoir tue l’espoir ! Nous avons connu un dilettantisme débridé, trop loquace au départ, mais qui n’a abouti qu’à un déchantement laborieux. Ne vendons pas la peau de l’ours avant de l’avoir tué, n’est-ce pas ! Rien n’est gagné d’avance. !

 Les discours mesurés, lénifiants, mielleux et courtois par le poids des mots bien choisis, n’ont aucune prise réelle sur les citoyens libres que nous sommes, encore moins, à un angélisme absolu, tant s’en faut, tant que les preuves matérielles ne seront pas fournies. Le péril présidentiel de l’école de la sottise est dans nos esprits bien éveillés. Soyons sur nos gardes, si nous ne voulons pas encourir des désillusions grotesques aussi rocambolesques que celles nous que nous avions subies, hier. Cette descente aux enfers reste ancrée, pour longtemps dans nos mémoires fertiles.Si la réduction du nombre de ministres à 25 sera respectée, essentielle, assure Abdoul Mbaye, la bonne gouvernance des valeurs républicaines est la seule qui vaille devant l’éternel. C’est ce qui compte pour nous. L’art de la stratégie de la Com ne peut nous emberlificoter ! Tenons-nous le pour dit !

 

Place désormais aux nombreuses interrogations justes et équitables à la mesure des dégâts antérieurs, des leurres d’hier.

Seuls les actes tangibles priment sur tout le reste. Prudence et vigilance ! ce n’est qu’à prisme et à ce prisme là, que nous pourrions prendre comme de l’argent comptant, ce que nous appelons la rupture effective, active des adeptes du recul  des biceps excellant dans la roublardise indigne, déboulonnée tranquillement par le vaillant peuple, plus fort, qui a eu le dernier des urnes parlantes. Croire pouvoir instrumentaliser tout un peuple en colère et le mettre en bouteille indéfiniment, relève d’une illusion monumentale. Car ce peuple pris comme un gueux, lorsqu’il réveillera, tôt ou tard, balayera dans sa trajectoire, d’un revers de main de tels esbroufeurs. Les amateurs de la voie obscure en savent sûrement quelque chose. "Léguétu kessé naxu tibëy"-la calebasse vide ne peut tromper des chèvres". Aussitôt que les discours suivent les faits promis, nous descendrons d’un degré, pour applaudir les chemins salutaires au bon endroit et à la bonne posture.  A l’heure actuelle, nous nous interrogeons en toute légitimité sur ce qu’il est convenu d'appeler les soldats laissés en rade par l’alternance alternée de mars 2012.

 Deux hypothèses possibles expliquent peut être l’absence de ces honorables sentinelles de la république, en l’occurrence, ALC et SJD. Soit, ils ne sont pas consultés par rapport à leur liberté, ce qui  peut paraître étrange et surréaliste, soit, alors, ils le sont, mais ne souhaitent pas par courtoisie et convenance personnelle, participer à l’équipe gouvernementale, pour leurs esprits indépendants; pour agir mieux et librement, conformément à leur éthique, en libre cours, qu’on reconnaît.

Serigne Mbaye Thiam, ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, porte-parole du Gouvernement. Celui là, il est valable. Nous le connaissons bien. Il a été toujours un bon élève du prytanée Militaire, une institution de premier plan que nous connaissons parfaitement pour y avoir été pendant des années, comme Enfant de Troupe.

 Dans ce cas, nous pouvons les comprendre. Nous croyons donc à cette dernière. Cependant, malgré notre amertume sur la question, nous adoptons la règle selon laquelle mauvaise fortune bon cœur. Car en politique, tout se tient, naturellement. La réalité politique est substantielle aux logiques gouvernementales. Autrement dit, la compétence ne suffit pas à elle seule, pour entrer dans un gouvernement. Il faut peut être d’autres critères plus souples, plus affinés, nommés, flexibilité. Macky Sall, lui, préfère, peut être, un entrisme mesuré, des éléments contrôlables et dévoués, pour être libre, plutôt d’avoir des déconvenues regrettables le disqualifiant de sitôt, au péril de sa crédibilité, qui a, pour l’instant, le vent en poupe. Ne crions pas victoire avant d’avoir vu. L’imposture est bien passée par là, ces 12 dernières années. Un souvenir amer. Entre les promesses et la réalité sur le terrain, la frontière est ténue.  Nous le savons pour connaissance de cause.

 

Pour l’instant, jusqu’à preuve du contraire, le  président Macky Sall annonce un mandat de 5 ans, sans possibilité de modification. Nous lui accordons donc des circonstances atténuantes, s’il continue de respecter à la lettre sa parole donnée.

Espérons qu’il en sera, ainsi, dans cette lancée, en donnant, d’abord, la priorité aux denrées de premières nécessités, lesquelles seront remises considérablement à la baisse, dans les prochains jours; ensuite, viendra l’attente des sénégalais sur les audits programmés, à l’heure, lors de son premier discours de la rupture du 03 avril, s’il veut avoir la confiance, sans failles, des gorgorlous, qui tirent le diable par la queue, depuis la fâcheuse décennie des pontes de l’ancien régime, tombé en désuétude, gouvernant d’une main de fer, pour régler des contradictions politiques par l’entregent de sa police zélée, tenue en laisse, comme des moutons de panurge. En attendant la suite des événements, nous ne pouvons pas lui donner ni  un  quitus, ni un blanc seing, car nous avons vécu, ce que nous savons depuis le fameux mars 2000. Pour autant, nous ne sommes pas si pessimistes, au point de tomber dans une paranoïa béate. La confiance n’exclut pas le contrôle, dit-on. Le gouvernement doit servir la république, plutôt de se servir comme un glouton par le raccourci politique, made wade et sa sarabande de bouffons. Faisons donc confiance à Macky Sall !

Le combat continue !

Commenter cet article

Archives

Articles récents