Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

diop-ahmadou-renaissance Panafricaine-Journal-liberté-démocratie- Patriotisme-le Sénégal : demain, c’est maintenant !

diop-ahmadou-renaissance Panafricaine-Journal-liberté-démocratie- Patriotisme-le Sénégal : demain, c’est maintenant !

Blog Cris le 26/08/09. Ancien pensionnaire du Prytanée militaire Charles Nchoréré de Saint-Louis du Sénégal. Écrivain-Chroniqueur. Recueil de poèmes "Vaincre" aux Editions Saint-Germain-des-Prés à Paris 1991 [France]. Auteur chez Edilivre-Avril 2012 : Collection Classique/Essai/Etude Politique/ Sénégal. Actuellement, résident à Bordeaux. Il est actuellement le coordonnateur de la Conscience patriotique pour le Changement au Sénégal -CPC- ״XAM SA REW - BËG SA REW - JARIÑ SA REW״ -Pour une Nouvelle République Sénégalaise [NRS], saine, démocratique et transparente, la vraie de l’ivraie ! Un fonctionnaire si riche, multimilliardaire des ténèbres des postes politiques aléatoires de nomination Tan Sa bula Nex- n’est jamais synonyme de patriotisme.


Compte rendu du camarade Aziz Diallo, de la promotion72 du Prytanée militaire Charles N'Tchoréré de St Louis du Sénégal.

Publié par Ahmadou Diop sur 9 Février 2013, 12:41pm

Chers amis,

prytanéePar un jour du mois de Mai 2012 deux autres camarades,El hadji Mame Gning,Youssou Siby et moi avons eu l’idée de regrouper  la promotion 72 pour fêter l’anniversaire de notre entrée il y a quarante ans au Prytanée militaire.

Au fil du temps, nous nous sommes dit que  ce rêve  était peut être un peu fou: rassembler autant de gens éparpillés à travers la planète,qui malgré ces moments irremplaçables passés au prytanée,ont pu traverser une vie difficile,avoir un emploi du temps aujourd’hui sans place pour les souvenirs...

Malgré tout nous restions émoustillés par la perspective de  revoir camarades,professeurs, gradés aux jeunes et chefs de classe d’antan.

Nous avons pendant des jours et des nuits recherché inlassablement les traces des uns et des autres,hurlé notre enthousiasme de retrouver tel ou tel autre camarade,professeur ou chef de classe...Nous avons aussi détesté ces moments où ,au bout de nos recherches, nous devions  nous résoudre à mettre le mot feu devant le nom de l’un d’entre nous.

Une fois la plupart des personnes retrouvées,nous nous sommes attelés à relever le défi de l’organisation(terme que j’emprunte encore à Ameth Fadre Diop)...

Après ce travail  préparatoire fait dans la solidarité en s’appuyant sur les solides réseaux des aet (certains diraient la”mafia des aet”...)conformément à la longue tradition,jusqu'ici jamais démentie, nous voici arrivés au Vendredi 14 Décembre 2012 .

Nos retrouvailles commencent  le matin chez Youssou Siby par le récital de coran pour nos camarades musulmans disparus. Nous  apprécions l’arrivée aux aurores de Moukhtar Seck (resté fidèle à ses qualités de rigueur et de sérieux d’autrefois).Nous sommes touchés par  le déplacement de certaines familles de nos défunts camarades pour honorer de leur présence cette cérémonie...

Puis, vient l’accueil de nos professeurs à l’aéroport de Dakar:par un heureux hasard notre camarade Adama Diallo venu des Antilles a pris le même avion que Mme et Monsieur Hillion,Mme et Monsieur North.Oh soulagement, nous reconnaissons Monsieur Hillion qui est le premier à sortir!!!

 Le comité d’accueil est au complet: Alioune Diop et son épouse,Youssou Ndir ,Saliou Niang,Youssou Siby Adama Diallo et moi même  donnons un petit aperçu à nos anciens professeurs de l’accueil qui les attend...Nous les accompagnons à l’hôtel RYSARA qui sera leur lieu de retraite à Dakar.Pendant ce temps, Mbaye Dramé et Doudou Yérim Sy nous ont commandé un succulent repas au restaurant la “Braise”:dibi,poulet et thiofs grillés nous attendent.Vous connaissez l’appétit légendaire du dernier nommé.Je peux vous dire que nous ne sommes pas sortis de ce restaurant l’estomac vide !!!

 Le lendemain samedi 15 décembre a lieu la journée de conférences.Nous avions demandé aux camarades d’arriver à 8H30 mais les plus vaillants montrent le bout de leur nez vers 9h15.

 Nous nous  amusons des outrages du temps sur les uns et les autres sous la forme d’un ventre bedonnant ou  de cheveux grisonnants...

Nous  observons avec circonspection  mais surtout avec un certain amusement les évolutions vestimentaires de ceux qui sont passés des “pattes d’éléphant” et “têtes de nègre” d’hier au sabador et lafa d’aujourd’hui...

Puis après moultes tentatives pour faire entrer tout ce beau monde dans l’auditorium, les exposés comment enfin...vers 10 heures et ne se termineront qu’après 19 heures!!!

Nous avons aimé les échanges de très haut niveau tout au long de cette journée de conférences,aimé que nos modérateurs du matin Mbaye Dramé et Pape Dembe Seck aient demandé une minute de silence et de recueillement pour nos camarades disparus .

Nous avons tremblé devant la poigne de Bathie Sène ,modérateur de l’après-midi , qui nous a permis de terminer les exposés et débats  avec seulement... deux heures de retard!!!

 Nous avons adoré retrouver la voix de stentor de Lamine Soumaré qui laissait échapper un discours bien construit avec un argumentaire sans failles.

Nous avons aimé écouter les longues interventions de nos bègues d’hier qui sont devenus de formidables orateurs aujourd’hui:nous pensons à Asse Sall au cerveau "virevoltant" et Gallo Diop dont la finesse de l’humour a enveloppé d’un drap pudique des émotions contenues .

Nous avons compris quarante ans plus tard que nous n’avions pas un professeur,mais un “enseigneur” dont la “pédagogie du lien” est à la fois une  leçon de vie mais aussi et surtout un véritable hymne à l’amour de l’autre.

Nous avons été charmés par l’abandon du protocole par un ministre de la République pour redevenir simplement un aet étreint par l’émotion en relisant devant son ancien professeur une rédaction au contenu prémonitoire.

Nous avons été séduits par cette formidable leçon d’histoire servie avec talent par Asse Sakho  pour parler  d’intégration africaine alors que nous nous attendions à une déclinaison de concepts technico-économiques pas toujours faciles à comprendre pour nous les profanes en la matière.

Nous avons bu comme du petit lait les paroles de ce formidable spécialiste  en communication qu’est Cheikh Tidiane Sow venu de la lointaine Afrique du Sud pour partager son savoir avec ses cadets.

Nous avons noté avec Ali Diouf que l’engagement citoyen n’était pas un vain mot et le remercions encore de s’être extirpé des griffes de ses administrés et d’avoir fait l’aller-retour entre Saly et Dakar pour participer à cette journée.

Nous avons éclaté de rires quand Saliou Niang ,au milieu de son exposé, a tranquillement répondu au téléphone à... sa douce moitié,comme quoi son côté naturel ne l’avait pas quitté.

Nous avons observé que si aujourd’hui il ne pouvait plus sauter aussi loin que ses sept mètres d’autrefois, Iba Cissé pouvait encore nous enthousiasmer en parlant de sport cette autre discipline que les enfants de troupe chérissaient tant.

Nous avons constaté  avec bonheur que, malgré le temps qui passe, notre grand frère et professeur Moustapha Diagne restait vif d’esprit et viscéralement attaché au Prytanée.

Et que dire de cette soirée de gala au Méridien au cours de laquelle,nous avons été émus aux larmes en entendant Monsieur Joel Hillion interpréter pour nous “Tadieu bone”?

Nous avons redécouvert avec plaisir l’humanisme du couple North:c’était déjà fabuleux qu’ils acceptent de revenir en ces lieux quarante ans plus tard.Pourrons-nous les remercier assez d’avoir  vaincu le poids des ans et consenti à ces efforts pour être présents à toutes nos manifestations?

 Comment oublier ces moments de partage lors des repas chez Elhadji Ibrahima Sall,Emile Diouf, Abdou Sakho, Serigne Mbaye Thiam , au Savana en compagnie de la famille de Pape Demba Seck ou encore à l'ISRA en compagnie de Saliou Niang et de ses collègues de travail?

Comment oublier cet accueil chaleureux de Monsieur Alioune Ndiaye de la 2 STV  et cette grande  complicité sur le plateau entre un camarade, Abdou sakho, un ancien gradé aux jeunes ,Issakha Diallo et un ancien professeur,Monsieur Hillion?

Que d'émotions partagées,que de souvenirs qui ont resurgi au moment de cette visite de notre chère école.Nous avons eu mal de constater, qu’à bien des égards, les choses s’étaient dégradées et nous nous sommes interrogés sur ce que nous pouvions apporter comme contribution pour la restauration de notre établissement.

Nous avons été touchés par la cérémonie de remise des insignes:entendre surgir du fond de la nuit bangotine la “prière du petit enfant de troupe” entonnée par nos successeurs quarante ans après,nous pouvons dire que cela nous a donné la chair de poule et peut être quelques discrètes larmes.Heureusement que les lumières étaient éteintes en la circonstance!!!

Quelques semaines  avant nos retrouvailles, nous avions découvert par hasard sur le net  dans un blog,  un article signé par un de nos cadets Mouhamed Mbougar Sarr intitulé “psychanalyse d’une aventure prytane”.Nous avions retenu de cet écrit le passage suivant: ”La plus grande et la plus noble communauté entre les enfants de troupe devrait être à mes yeux celle qui les unit dans la liberté que chacun d'eux a, de se faire, de se développer, de se créer avec les autres et, non comme eux. Le prytanée devrait aussi apprendre à penser seul,libre."

Nous lui disons à ce jeune cadet que ces retrouvailles nous ont  aidés  à comprendre à quel point cette "machine à uniformiser" qu’aurait pu être le Prytanée n'en est pas vraiment une et qu'elle nous a permis d'avoir tous, des parcours singuliers . En  cela , nous nous  disons que le Prytanée a réussi sa mission car il nous a donné  les outils intellectuels et la liberté de défendre nos opinions différentes, la plupart du temps de très belle  manière.

Ces quelques jours passés ensemble ont été un véritable bain de jouvence pour nous tous et nous en sommes heureux.

Quelques regrets: n’avoir pas pu voir nos camarades étrangers dont les centrafricains retenus au dernier moment par des troubles politiques dans leur pays,l’insuffisance des contributions financières ayant obligé un petit nombre de camarades à assumer plus de charges que prévues.Cependant, nous avons conscience que l’idée même de ces retrouvailles était que chacun devait participer en fonction de ses moyens, de  sa disponibilité et de ses envies. Nous nous sommes servis de divers moyens de communication,parfois coûteux en temps et en énergie pour que la concertation soit permanente mais nous l’avons fait avec un grand plaisir.

Nombre d’entre nous se sont investis avec force,car il y avait un travail souterrain énorme pour organiser chaque événement. Des camarades de la promo comme Alioune Diop, Yérim Sy  Mbaye Dramé, Youssou Siby et Saliou Niang nous ont fait profiter de leur savoir-faire précieux et d’un engagement sans failles.

D’autres plus jeunes que nous se sont également mobilisés de bout en bout pour la réussite de notre entreprise:Abdoulaye Gaye et Insa Diop pour tout le volet logistique,Thierno Talla qui a été d’un énorme support pour l’accès aux médias  ,Thierno Lamine Sarr, et Ibra Diakhaté pour la diffusion auprès des autres enfants de troupe, l’actuel et l’ancien présidents Abdoul Niang  et Amadou Wade ainsi que  tous les membres du bureau de l’amicale des anciens enfants de troupe pour les conseils avisés qu’ils nous ont donnés et enfin l’actuel et le précédent commandants du prytanée Maman Ndiaye et Gora Mbaye pour leur implication.

Nous sommes arrivés éreintés au bout de cette aventure collective mais heureux d’avoir  d’y avoir participé .

Pour finir nous nous permettrons de dire que les absents ont eu tort mais nous espérons qu’ils auront d’autres occasions de se rattraper.Des idées émergent ici et là pour fêter le 90ème anniversaire de la création de l’école qui a lieu cette année.Y aura-t-il assez de fous pour se relancer dans l’aventure ?

Aziz  Diallo

……………………………………………………………………………………..

 Mes chers amis, AET de la Promo 72,

 Cette remise de la distribution d’insignes me pique droit au cœur. Un lieu hautement symbolique, chargé d’émotion. « Savoir pour mieux servir », la devise de l’armée que vous respectez à la lettre ! Par ce geste de  générosité de haute portée, la solidarité n’est pas un vain mot, au contraire, vous êtes exemplaires et vous le prouvez par les preuves tangibles ! Nous remercions infiniment  nos professeurs émérites, officiers, sous officiers d’avoir forgé nos consciences.

 J’aurais voulu donc honorer de ma présence  à cette cérémonie historique, particulière et  partager les moments de retrouvailles de bonheur avec mes anciens  camarades de la promotion 72 de cette célèbre institution du Sénégal qu’est le prytanée militaire Charles N'Tchoréré, situé à quelques encablures de St louis,  après qu’on s’est perdus de vue depuis 37 ans. Qui est Charles N'Tchoréré ?

 Originaire du Gabon, cet officier militaire du contingent des  Tirailleurs sénégalais, en transit à Dakar, a été arrêté et fusillé par les troupes allemandes de Vichy pendant la deuxième guerre mondiale, précisément en 1944, au camp de Thiaroye, au Sénégal, pour avoir refusé la désolidarisation avec ses collègues français.

 N’eût été  un empêchement de dernière minute, lié à des facteurs techniques que je regrette sincèrement, ce serait un réel plaisir et  l’occasion unique de nous retrouver  tous ensemble, autour d’une table pour  échanger, communiquer et renforcer, ainsi, les liens de fraternité, qui  nous ont toujours uni. Ce ne sera que partie remise, si dieu me donne encore vie, car je ferais des pieds et  des mains pour les rencontrer, Inch Allah. L’homme propose, mais dieu dispose.

  En tant qu’ancien enfant de troupe de ce remarquable établissement, je profite de l’occasion pour saluer fraternellement et personnellement,  mon ancien professeur d’histoire et de géographie, Moustapha Diagne à qui  j’ai de l’estime, sans oublier, les autres camarades, Moussa SOW, Alioune Sène, Samba Sène, David Badji, Moustapha Diop, Kisma sow, Nguirane Cissé, Adama Diallo, Meissa n’diaye, Idrissa Mbaye, etc.

Chers amis, j’ai appris le décès de Cheikh Fall, un homme de cœur serviable.  J’adresse donc toutes mes condoléances à toute sa famille et à vous mes amis. Que dieu  le Tout- puissant, le miséricordieux, l’éternel, l'accueille dans son paradis eternel !

 Telle une huitre sur son rocher, vous n’avez pas failli à votre mission ! Merci Aziz Diallo et à toute l’équipe de la promotion 72 d’avoir pris une telle initiative ! Bravo, vous êtes tous formidables !

Ahmadou Diop,  promotion72 du Prytanée militaire Charles N'Tchoréré de St Louis du Sénégal. Bordeaux, le 02/12/2012

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Commenter cet article

Archives

Articles récents