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diop-ahmadou-renaissance Panafricaine-Journal-liberté-démocratie- Patriotisme-le Sénégal : demain, c’est maintenant !

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Blog Cris le 26/08/09. Ancien pensionnaire du Prytanée militaire Charles Nchoréré de Saint-Louis du Sénégal. Écrivain-Chroniqueur. Recueil de poèmes "Vaincre" aux Editions Saint-Germain-des-Prés à Paris 1991 [France]. Auteur chez Edilivre-Avril 2012 : Collection Classique/Essai/Etude Politique/ Sénégal. Actuellement, résident à Bordeaux. Il est actuellement le coordonnateur de la Conscience patriotique pour le Changement au Sénégal -CPC- ״XAM SA REW - BËG SA REW - JARIÑ SA REW״ -Pour une Nouvelle République Sénégalaise [NRS], saine, démocratique et transparente, la vraie de l’ivraie ! Un fonctionnaire si riche, multimilliardaire des ténèbres des postes politiques aléatoires de nomination Tan Sa bula Nex- n’est jamais synonyme de patriotisme.


L’OPA sur les audits : à qui profite donc le crime ?

Publié par Ahmadou Diop sur 27 Juin 2012, 12:36pm

sans-titre-copie-7Les audits de la discorde et à géométrie variable,  continuent en grande pompe, selon les mauvaises postures au mauvais endroit et au mauvais moment. Nous sommes au cœur d’un régime présidentiel, qui tourne en plein régime. Il dispose de tous les leviers du pouvoir par sa posture que lui confère la constitution. Il est donc par essence juge et partie. Point de contre-pouvoir, aucune ligne Maginot n’est dressée contre lui. Il décide tout seul in fine.  C’est un véritable monarque de la République. Ce n’est pas pour rien qu’il demande orbi, urbi, une majorité présidentielle à l’assemblée nationale.

Si l’on veut réguler des prévarications à répétitions,  il faudrait  que l’on mette nécessairement  un  directoire collégial de magistrats totalement libres et indépendants du pouvoir politique. A l’instar des grandes démocraties, il est souhaitable de réformer le statut pénal du président de la République. Mais faut-il  qu’on ait le courage de dire haut et fort  que le principe d’immunité du Chef de l’Etat devient  dans les faits, une impunité inacceptable, alors que pendant ce temps, le citoyen lambda est embastillé le plus souvent pour des broutilles ?

 Pour cela, est-il nécessaire  de créer en permanence tout ce remue-ménage des audits à  libre cours et à tambour battant  sur fond d’effets d’annonce, si l’on ne réforme pas en profondeur la constitution ? Voilà la seule clé de voûte pour stopper les prévarications à répétitions ! Tout le reste n’est que mystification et tromperie.

 

Dans une société égalitaire, exemplaire ou supposée comme telle, les audits quoique redoutables pour les coupables, pris la main dans le sac, sont toujours salutaires, recommandables, nécessaires et sur commande recommandée de la moralité politique, au nom de  la transparence démocratique. Car personne ne doit être au- dessus des lois. Pour cela, il faut nécessairement des institutions fortes, respectables, inviolables avec des hommes libres, indépendants du pouvoir politique, aux compétences requises. Or, dans la plupart des pays africains, dont le régime présidentiel est calqué sur le modèle de l’ancien maître, les mêmes déconvenues résultent en réalité, d’une émanation monarchique, taillée sur mesure pour un seul homme, cette réminiscence ringarde,  régente la démocratie par des pirouettes de la ruse.

Car ici,  le parquet tenu en laisse agit sur instruction de l’exécutif, le tout puissant, diligente  en filigrane les opérations sur commande.  Il y a là une contradiction flagrante et une collusion inacceptable des rôles et ce n’est pas notre vision de la démocratie.

Pour empêcher ces dysfonctionnements trop saillants, allant à l’encontre de la justice, faut-il alors nommer les procureurs par le suffrage universel, au même titre que l’élection du président de la république, à l’instar du modèle anglo-saxon pour éviter justement les intrusions du pouvoir politique ? C’est la seule manière de libérer la justice pour qu’elle puisse travailler librement en toute sérénité et en toute conscience.

En attendant d’hypothétiques réformes constitutionnelles, qui dépendent de la seule volonté  du politique, place maintenant au spectacle effarant, qui se déroule sous nos yeux de façon tout à fait ahurissante, même si on ne l’admet pas pour des raisons de manque de courage absolu !

Pour la campagne électorale des législatives, les photos de Macky Sall et cie restent ubiquitaires et trônent sur les pancartes à travers les rues et routes passantes de notre capitale, qu’aucun visiteur ne peut rater sous aucun prétexte, malgré la Cour d’appel de Dakar, qui a jugé ce recours recevable et ordonné le retrait immédiat, à l’échelle nationale, de l’image du Président de la République, Macky SALL, de tous les supports visuels utilisés par la Coalition BENNO BOKK YAKAAR, dans le cadre de cette campagne.

 Au nom de la morale et de la transparence démocratique, on se donne bonne conscience, mais en reproduisant exactement les mêmes schémas décriés. Est-ce cela  la quintessence d’une "normalitude"  au nom du changement pour le progrès ? C’est plutôt un culte de la personnalité à outrance d’une culpabilité aux preuves bien fournies.

L’opposition convertie en godillot pourra-t-elle se  relever  et  se dédouaner, demain, en étant  à la fois coupable et comptable des actes répréhensibles qu’elle partage avec les tenants du pouvoir actuel ? C’est une faute politique lourde d’un magistère qui commence mal. Les mauvaises odeurs d’une telle cuisine s’annoncent mal et ne nous donnent aucunement un appétit. Le changement, ce n’est pas maintenant !

 

 Jamais et jamais, nous ne pourrions compter nos sorties au vitriol  contre l’ancien régime de wade et sa sarabande, convertie en bouffons indécrottables, aux compétences médiocres de l’indécence, frisant la bassesse, pour avoir sa place dans la longue litanie des prévarications à répétitions.

Pour autant, pourrions-nous inscrire dans le registre de l’abondance, qui arrose complaisamment, sans discontinuité, les tenants du pouvoir actuel, dont figure en première loge, le premier d’entre eux, en l’occurrence, le vainqueur des urnes imparables du 25 mars 2012 au soir ?

Pourrions-nous blanchir l’actuel locataire de l’avenue Roume, ancien premier ministre du Pape du Sopi, ministre de l’intérieur, directeur de campagne, président de l’assemblée nationale du magistère le plus scandaleux, dont l’immense fortune incongrue, déclarée à demi-mots, ne peut être publiée, au risque de choquer le sénégalais lambda ? Macky Sall à "Jeune Afrique : «il vaut mieux ne rien publier et cacher son patrimoine». Entre la peste et le choléra, y avait-il un choix libre ? Comment en est-on arrivé là ? En politique tout se tient.  Des lobbies extérieurs ont diligenté et manipulé savamment des snippers convertis en directeurs de campagne déguisés, ont grugé les sénégalais, considérés comme des moutons tondus. La division entre Moustapha Niasse et Tanor à créer un candidat unique Bennoo, avait mis le feu aux poudres. L’AFP et Le Ps diabolisés, vilipendés, créèrent, alors, les conditions d’ouvrir un couloir politique pour l’honneur de Macky Sall. Une prémonition d’une victoire annoncée avant l’heure du candidat de l’apr.

La propagande débridée aurait voulu que Macky Sall fût l’homme politique le plus expérimenté de toute l’histoire du pays de la Téranga. Un comble tout de même, pour ne pas dire une insulte contre le reste de l’échiquier  qui en a pris pour son grade !  Paraît-il que Moustapha Niasse ne lui arrivait même pas à la cheville.

Aujourd’hui, aucune voix libre n’est audible pour contenir l’abondance de la servilité à outrance. En lieu et place des esprits décolonisés, les superlatifs superflus, les hyperboles, charriées par le vacarme titanesque de la machine des rapines politiques, sur fond d’anaphores de la démesure pour le dernier venu, ne manquent pas de piment, avec un fort taux d’adrénaline, que rien ne semble retenir, pour l’instant. Mais ce qu’on oublie, c’est que  les Sénégalais ont massivement voté au second tour contre Wade, bien gloutonné,  parrain de la mafia et  candidat de la monarchie du pouvoir par le sang, mais certainement pas par conviction politique à l’égard de celui qui est aujourd’hui, aux manettes, sous les lambris dorés du" ndata talakk". De quand date donc sa fortune cachée ?

 Et Karim dans tout cela, l’homme qui est inscrit en première loge des présumés coupables ? Curieusement, pour l’instant, il disparaît des radars en pôle position, au bon  moment et à l’endroit même. L’OPA sur les audits : à qui profite donc le crime ?

 La montagne accouchera-t-elle d’une souris ? Qui vivra, verra !

Le combat continue !

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