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diop-ahmadou-renaissance Panafricaine-Journal-liberté-démocratie- Patriotisme-le Sénégal : demain, c’est maintenant !

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Blog Cris le 26/08/09. Ancien pensionnaire du Prytanée militaire Charles Nchoréré de Saint-Louis du Sénégal. Écrivain-Chroniqueur. Recueil de poèmes "Vaincre" aux Editions Saint-Germain-des-Prés à Paris 1991 [France]. Auteur chez Edilivre-Avril 2012 : Collection Classique/Essai/Etude Politique/ Sénégal. Actuellement, résident à Bordeaux. Il est actuellement le coordonnateur de la Conscience patriotique pour le Changement au Sénégal -CPC- ״XAM SA REW - BËG SA REW - JARIÑ SA REW״ -Pour une Nouvelle République Sénégalaise [NRS], saine, démocratique et transparente, la vraie de l’ivraie ! Un fonctionnaire si riche, multimilliardaire des ténèbres des postes politiques aléatoires de nomination Tan Sa bula Nex- n’est jamais synonyme de patriotisme.


Latif Coulibaly aux sénégalais de la diaspora : «Demain, des médiocres seront élus pour vous diriger»

Publié par Ahmadou Diop sur 24 Mars 2011, 16:42pm

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Carence et manque de dynamisme. Des mots qui sonnent comme des maux expliquant la faiblesse de la participation de la Diaspora sénégalaise dans la construction démocratique du Sénégal. Convié à Montréal dimanche dernier par l’Association Les Productions Débrouil’art & Wakhtane.net, le journaliste Abdoulatif Coulibaly qui traitait du thème : ‘Rôle et responsabilité des Sénégalais de la diaspora’, a dénoncé l’apathie des Sénégalais de l’extérieur, mais a aussi appelé à une concertation publique majeure sur l’apport de l’émigration.

La question ne réside pas seulement dans l’apport financier de près de 500 milliards de francs Cfa par an envoyés par les Sénégalais de l’extérieur. L’enjeu est plus profond. Et les détails ne manquent pas d’importance.

 Qu’il s’agisse de l’obtention du renouvellement du passeport, de la délivrance de pièces d’Etat-civil, des inscriptions et des révisions sur les listes électorales, le Sénégalais de l’extérieur n’a jamais bénéficié, de la part des autorités publiques, d’une grande considération. Mais à qui la faute ? Le journaliste Latif Coulibaly n’y va pas par quatre chemins pour pointer du doigt la passivité des Sénégalais de l’extérieur. ‘La Diaspora devait avoir pour ambition d’être un élément dynamique de la politique nationale en mettant en place des mécanismes qui lui permettent de rendre possible les changements dans la gestion de l’Etat, mais aussi dans le contrôle de l’action publique et politique au Sénégal’, indique le journaliste d’investigation. 

Ce dernier d’ajouter que ‘même pour disposer d’une liste de révision électorale, les Sénégalais de l’extérieur dépendent du bon vouloir des hommes politiques et des diplomates. Les récriminations sont partout les mêmes. En France, en Italie, en Espagne, aux Etats-Unis, au Canada… le décor de lamentations suit les mêmes contours’. Si une telle situation est possible, ‘c’est à cause de la carence de la Diaspora, chacun préférant se débrouiller tout seul dans son coin en disant que la politique ne l’intéresse pas. Et demain, des médiocres seront élus pour vous diriger’, selon Latif Coulibaly. Le journaliste pense qu’il est arrivé le moment où la Diaspora doit se mobiliser pour contraindre les dirigeants politiques à aller vers un schéma de valorisation du Sénégalais de l’extérieur par des initiatives comme des systèmes d’investissements plus élaborés.

‘Demain, des médiocres seront élus pour vous diriger’

‘ Revendiquez vos inscriptions sur les listes électorales, mobilisez-vous pour faire voter tous les Sénégalais de la diaspora. Battez-vous pour la mise en place de politiques publiques intégrant vos préoccupations’. Des slogans du journaliste comme pour sonner le réveil d’une longue nuit de sommeil de la Diaspora. Le Sénégal n’a jamais eu une réelle politique pour la diaspora. Le Premier ministère créé en 1983 sous le régime d’Abdou Diouf dirigé à l’époque par la responsable politique de l’Afp Mata Sy Diallo et toutes les autres formules mises en place successivement ont échoué. Elles n’ont jamais élaboré un modèle économique intégrant l’émigration comme une entité économique sérieuse. Latif Coulibaly pense que le moment est venu pour des concertations publiques majeures sur la définition de l’apport décisif et rationnel de l’émigration sur le développement du Sénégal.

La question de la candidature unique, la prétendue passivité des Sénégalais, l’éthique des dirigeants politiques ont été des préoccupations soulevées par les participants à la rencontre. Sur la question de la candidature unique, Latif Coulibaly pense que le moment où l’opposition doit se déterminer est arrivé. S’il penche pour la candidature unique, il respectera le choix des partis d’y aller pour des candidatures plurielles qui risquent cependant de rendre possible la réélection de Wade. Tout comme il rejette la prétendue passivité des Sénégalais. Latif Coulibaly de préciser que ‘les Sénégalais ne sont pas passifs, sinon ils n’auraient pas fait partir Diouf et le Ps en 2000, ni voter contre le Pds en 2009 lors des locales. En 2009, les Sénégalais ont dit non à Wade pour élire son fils à la mairie de Dakar. Laissons la démocratie être l’espace d’expression des Sénégalais et non la violence’. Sur l’éthique, le journaliste note que les dirigeants n’aiment pas notre pays : ‘Nos dirigeants sont les plus grands menteurs. Il y a une absence d’intégrité morale, de respects de valeurs fondatrices de discours pouvant fédérer la société quant à leurs actions. C’est pourquoi, on assiste aujourd’hui à un rejet massif de la classe politique parce qu’il se pose la crédibilité de leurs discours et du respect de leurs engagements pour soulager les misères de la population. Leurs préoccupations, c’est de s’enrichir rapidement sur le dos des populations’, déclare Latif Coulibaly.

 

 source : Wal Fadjri

 

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