Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

diop-ahmadou-renaissance Panafricaine-Journal-liberté-démocratie- Patriotisme-le Sénégal : demain, c’est maintenant !

diop-ahmadou-renaissance Panafricaine-Journal-liberté-démocratie- Patriotisme-le Sénégal : demain, c’est maintenant !

Blog Cris le 26/08/09. Ancien pensionnaire du Prytanée militaire Charles Nchoréré de Saint-Louis du Sénégal. Écrivain-Chroniqueur. Recueil de poèmes "Vaincre" aux Editions Saint-Germain-des-Prés à Paris 1991 [France]. Auteur chez Edilivre-Avril 2012 : Collection Classique/Essai/Etude Politique/ Sénégal. Actuellement, résident à Bordeaux. Il est actuellement le coordonnateur de la Conscience patriotique pour le Changement au Sénégal -CPC- ״XAM SA REW - BËG SA REW - JARIÑ SA REW״ -Pour une Nouvelle République Sénégalaise [NRS], saine, démocratique et transparente, la vraie de l’ivraie ! Un fonctionnaire si riche, multimilliardaire des ténèbres des postes politiques aléatoires de nomination Tan Sa bula Nex- n’est jamais synonyme de patriotisme.


« Le dieu de Fatick et sa déesse sur le trône »

Publié par Ahmadou Diop sur 7 Mai 2013, 16:33pm

sall-macky-gros-plan-article-copie-1Et l’arnaque arriva en mars 2000. Un plébiscite pour le pds et son mentor, maître Abdoulaye wade, qui déboulonna ce jour-là, un parti socialiste goguenard, au pouvoir depuis 40 ans. Un  véritable coup de massue venait de s’abattre sur le paysage politique aggravé par un  bloc monolithique, constitué d’une coalition de partis d’opposition bien bétonnés, acheva sans coup férir, le règne des éléphants qui n’en croyaient pas à leurs yeux, alors que leur chef historique, le pape du sopi, le  challenger, de Abdou Diouf, jubile fièrement et sur qui pèsent bien des espoirs des sénégalais, galvanisés par cette victoire après quatre décennies.

Abdoulaye wade,  le vieux routier, comme on disait,  l’homme des éternelles  tirades,  des discours lapidaires : « oui, l’armée  est avec moi, je suis le président de la rue », le pape du sopi, comme il aimait s’appeler lui-même,  le principal  chef de l’opposition historique  du pays de la téranga arriva enfin au pouvoir, le 19 mars 2000, gravit  fièrement les marches du palais présidentiel, après une période de purgatoire de 26 ans à couteaux tirés avec le régime  autoritaire, indéracinable du parti socialiste, hautain et condescendant, qui régna 40 ans  en maître absolu, sans partage, s’effondra nettement, ce jour-là,  comme un château de cartes, pour le bonheur des citoyens, qui n’en pouvaient plus, suite aux plans structurels imposés par la banque mondiale et du fonds international.

 Le pays se demanda alors ce qui lui arrivait. Un don du ciel, dirait-on. Un conte de fées qui dopa jusque-là le moral en berne des jeunes. L’immense majorité de nos compatriotes y crut dur comme fer. Le monde entier appréciait notre élan démocratique, qui pourrait faire boule de neige. On était fiers et on le montrait tout simplement à qui voulait l’entendre  Le moral jusque là, en berne  changea de visage. Le ciel obscurci jusque là, semblait s’éclaircir. Cela se voyait sur les visages radieux.  La vitrine de la démocratie  tropicale  retrouva  ses marques d’antan, après qu’elle eut été écornée par des années d’usure d’un pouvoir socialiste. Le  tribun, le maître, plus exactement, le messie savait mettre en haleine les populations galvanisées, ragaillardies par son talent exceptionnel. C’était bien l’avocat qui parlait si bien dans ses meetings tenus souvent au triangle sud dans une atmosphère endiablée, électrique, mais bon enfant.  Entre temps, beaucoup a coulé sous les ponts. La suite est connue.

 Depuis mars 2012,  un régime scandaleux s’éteignit, place maintenant à un autre beaucoup plus scandaleux qu’il n’y paraît !

 Maintenant, qu’on ne s’y trompe guère, rien n’a véritablement bougé dans ce pays, sauf la forme, si ce n’est le slogan d’apparat, très emphatique et qui mute tel un serpent. Une simple vue de l’esprit pour nous emberlificoter.  La ritournelle reprend du service, sous le soubassement des charniers cousus de fil blanc du chantier de la traque des biens maquillés, sous la bienveillance d’une   certaine opposition  auxiliaire  de service et des sinécures,  convertie effroyablement  en vassaux bien dressés en couple réglée pour la justice des vainqueurs et l’honneur d’un totalitarisme, apparenté à la démocratie. Dites donc biens mackyés !  L’acronyme est le même.  Nous plaidons qu’ils sont tous coupables jusqu’à la lie. Circulez donc, il n’y a rien à voir ! Un marché de dupes. Une simple diversion pour distraire les sénégalais. La bonne gouvernance de nom, une com ne valant guère son pesant d’or, se sent par son odeur de mauvais goût, bien pimenté aux relents népotiques, épouvantablement repoussants,  ressemblent fort comme deux gouttes d’eau et curieusement,  aux mêmes histoires totalement carambouilleuses, bien connues, d’hier.  Entre la peste et le choléra, tous les deux sont mouillés jusqu’au cou. Ils se valent. Ils portent les mêmes habits de la même sottise. Ils sont tous nourris du libéralisme outrageant.

Rien ne change, au contraire, tout continue, le plus remarquablement du monde, malgré le matraquage mécanique bidon qui tourne à plein régime et  à haut débit, à géométrie variable, selon la tête du client,  tendant à faire beau, pour amuser la galerie, sur fond de ruse et de cosmétiques, bien maquillés. Mais la réalité du pouvoir actuel, tel que l’exerce celui qui est aujourd’hui, au plus haut de l’état, s’autoproclamant complaisamment, le prétendu parangon de la rupture, pour se donner bonne conscience, continue dans une trajectoire sombre, qui est bien pire que   celle de son devancier, malgré les apparences trompeuses, et  qui verse totalement sur ce qu’il est convenu d’appeler, une vaste rapine  politique, la plus gigantesque de toute l’histoire, jamais égalée jusqu’ci, s’arroge impunément le droit de s’inscrire ouvertement, au su et au vu de tout le monde, dans ce qu’on pourrait appeler le sempiternel culte du népotisme, le plus hideux, avec les placements des obligés, des amis, des proches, des courtisans, ce dont il excelle le plus, en réalité, tout en masquant ainsi son véritable visage,  dans un verbiage creux, comme si de réels changements s’opèrent, depuis le soir du 25 mars 2012, alors que dans les faits,  ils sont totalement factices, voire même  incongrus. Une façon de prendre les sénégalais pris pour des éternels demeurés qu’ils ne sont jamais.

Ce qui est injurieux, c’est que  des vassaux taillables, corvéables et crevables à  merci, payés le souvent pour un sou,  se chargent lamentablement d’une  prouesse indigne, qui ne souffre d’aucune ambigüité, passent leur temps à salir les esprits libres patriotiques, allant jusqu’a nier totalement une évidence de notoriété publique, par presse interposée, rabotée, jusqu’à la lie.

Aussi  extraordinaire que cela puisse paraître, derrière le saupoudrage titanesque, romanesque, habilement bien pensé, la même bête reprend du poil et reproduit les mêmes schémas décriés, sauf qu’elle a été victimaire sous les défroques.

 Voilà donc, hier, en mars 2000, un simple locataire, vivant dans l’ anonymat total dans des quartiers populaires de Dakar, lequel tirait le diable par la queue, mais grâce  à l’entregent  de son maître, aujourd’hui houspillé, vilipendé, écrabouillé non seulement, sous l’autel de l’ingratitude, son fils, certes, fut- il ex super ministre d’état du ciel et de la terre, derrière les barreaux, est à la fois présumé innocent et coupable de s’enrichir illicitement,  pendant que  le bélier engraissé de la bonne graine, devient, bizarrement, un obscur multimilliardaire sous les lambris dorés d’un palais, au cœur d’un état personnalisé,  qui semble bénéficier d’une remarquable chirurgie esthétique, pour se couvrir sous le faux manteau d’un démocrate qu’il n’est jamais, tente de se rattraper,  pour redorer  un blason en lambeaux, compte tenu de son incapacité à honorer ses engagements au nom d’une fausse sobriété !

Après une campagne électorale exceptionnelle, marquée de  grosses cylindrées miraculeusement  sorties de terre, assorties de promesses non tenues jusque là,  le couple royal  magique,  immortalisé, adulé et béni de tous les noms, veille maintenant sur nous ! « Le dieu de  Fatick  et sa déesse » règnent en maître absolu dans la république vassalisée, agenouillée, cliniquement « apérisée, alpulaarisée, monarchisée, clanisée », baptisée la famille des «  Faye-Sall ».  Place maintenant  au  royaume des faye- sall et de ses courtisans.

Le chantre de la prétendue bonne gouvernance légalise les marchés de gré à gré au point qu’ils sont  institués comme des valeurs positives. C’est le magistère, version sobre, vertueuse, efficiente et transparente du chantier de la traque des biens spoliés et placés à l’étranger en grande pompe. Une curiosité. Les salaires des DG de ramassis  et personnels des agences sont injurieux et multipliés 4 fois leurs salaires mensuels. Un exemple d’indécences insupportables. La liste est si longue qu’on ne saurait la citer, tant elle est grotesque manifestement. Retenez votre souffle : figurez-vous que le salaire du Dg de l’Agence pour la régularisation des télécommunications (Artp) est de 5 millions de FCFA. En plus d’une prime annuelle de rendement de 21 millions de francs CFA.


Depuis le 25 mars 2012, la république vacille à petits feux en monarchie déguisée pour l’honneur d’une dynastie. Le pays de la téranga est maintenant sous la coupole tyrannique.

 Du statut de première dame, le  symbole est maquillé en poste officieux. Elle ne se prive guère de rien et occupe officiellement l’ancien bureau de l’ex ministre du ciel et de la terre.  Ses propres frères et sœurs se taillent les postes  les plus honorables. Ils sont présents partout. Avec en prime, elle dirige la fondation bidon servir le  Sénégal, pour mieux se servir elle-même et servir son propre mari.  Malgré les apparences, elle est attaquée d’être la cheville ouvrière permanente du palais, en imprimant sa marque indélébile. Sous l’apparat de la structure bidon « Servir le Sénégal » par laquelle elle travaille d’arrache-pied pour renouveler le mandat de son mari. Paraît-il, elle est derrière les nominations  peu orthodoxes.  Clientélisme politique oblige. C’est elle qui mène la danse, installe, bénit, qui elle veut comme elle quand elle veut. Point de limite. Elle se mêle  de tout et contrôle tout au palais.

Selon des informations dignes de foi, elle disposerait de papiers officiels, vierges, prêts à être remplis, mais signés en bonne et due forme. Malgré les démentis, selon des sources bien informées, c’est elle qui  dirige et filtre ceux que son mari doit recevoir. Elle est soupçonnée d’être  derrière toujours les nominations de ses proches.

Bref,  la structure officiellement symbolique est éminemment politique et  clanique. Elle distribue des cadeaux à noël. Récemment, elle  a bien gavé  plus de 600 millions aux femmes Apr de St Louis.  Elle est en permanence sur «  les unes » des quotidiens qui lui consacrent des pages entières. Tout est bon pour massifier, sans tenue le parti de son mari.  Inutile de parler du service public  où monsieur et madame sont omniprésents du matin au soir. Pour être préfets, sous-préfets gouverneurs, fonctionnaires, ou n’importe quel poste, il faut absolument sa bénédiction.

Même les coins plus reculés du pays, les élus aux patronymes particuliers confirment la règle. Rien  n’y fait. L’ethnocentrisme prime sur tout, maintiennent, malgré les apparences ! Les compétences  se résument exclusivement aux noms de famille. Tout passe au peigne fin, puisque cousins, cousines frères de lait, sœurs, proches, parents d’alliance, sont nommés à la pelle. Pas une personne de sa propre famille immédiate ne manque.  De la Case des Tout-petits, la première dame fait la promotion de sa sœur, Marie Thérèse Faye.Tamsir Faye est nommé Consul à Marseille.  Mahwa Faye, « un frère » de Marième Faye est nommé au Conseil économique, social et environnemental, sans oublier Amadou « Thimbo ».  Même le tailleur de macky sall n’est pas oublié, il est nommé au Conseil économique, social et environnemental. Ni les homonymes, portant les noms de Gassama,  ni le beau père ne sont à la diète, au contraire, ils tous sont au cœur de l’état avec des postes taillés sur mesure. Même  Seynabou Doucouré, amie de Marième Faye, est nommée secrétaire à la présidence, en remplacement de madame Senghor.  Et son mari, monsieur khalifa guèye, un retraité, reprend du service. Il est nommé à la présidence du comité de la surveillance de la direction de la statistique et de la démographie. Kanté a aussi nommé son neveu, le fils de sa sœur, à la Direction financière qui était natif de Louga, mais aussi bizarre que cela puisse paraître, il devient un Fatickois. La  rupture de la pandémie sévit de plus belle sans que rien ne l’arrête.

 La liste non exhaustive s’allonge à l’infini, malgré les contestations de toutes parts. Une dynastie des Faye-Sall s’installe au cœur d’un état personnalisé. Elle a de multiples surnoms : « la dame de fer », « la vice-présidence officieuse du palais » royal, «  la sénégalaise bon teint ».  Elle ne manque nullement de qualités, point de défauts, puisqu’elle est devenue philanthrope, reçoit comme son mari. Elle  s’offre  tous les excès et n’a pas de défauts, mais rien que des valeurs positives. C’est la femme parfaite, dévouée, pieuse musulmane de naissance, effacée. Un bien grand mot. C’est plutôt le contraire.  La tyrannie de la bamboula continue et n’y va pas sur le dos de la cuillère.  C’est le socle de la transparence du culte népotique d’une magistrature aux relents ethnocentriques éloquemment prouvés. C’est la conséquence » du dieu de  Fatick  et sa déesse sur le trône » qui font leurs propres lois dans ce pays qu’ils tiennent d’une main de fer. Circulez donc, il n’y a rien à voir ! L’arbitraire  de la  traque des biens mal acquis est un programme permanent pour renouveler un mandat totalement bancal reste de mise. Et rien d’autre. Le régime de Macky Sall reste bien l’arbre qui cache la forêt.

Le combat continue !

Ahmadou Diop

 

 

 

 

 

 

Commenter cet article

Archives

Articles récents