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diop-ahmadou-renaissance Panafricaine-Journal-liberté-démocratie- Patriotisme-le Sénégal : demain, c’est maintenant !

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Blog Cris le 26/08/09. Ancien pensionnaire du Prytanée militaire Charles Nchoréré de Saint-Louis du Sénégal. Écrivain-Chroniqueur. Recueil de poèmes "Vaincre" aux Editions Saint-Germain-des-Prés à Paris 1991 [France]. Auteur chez Edilivre-Avril 2012 : Collection Classique/Essai/Etude Politique/ Sénégal. Actuellement, résident à Bordeaux. Il est actuellement le coordonnateur de la Conscience patriotique pour le Changement au Sénégal -CPC- ״XAM SA REW - BËG SA REW - JARIÑ SA REW״ -Pour une Nouvelle République Sénégalaise [NRS], saine, démocratique et transparente, la vraie de l’ivraie ! Un fonctionnaire si riche, multimilliardaire des ténèbres des postes politiques aléatoires de nomination Tan Sa bula Nex- n’est jamais synonyme de patriotisme.


Macky Sall, un opposant de circonstance au pouvoir

Publié par Ahmadou Diop sur 19 Novembre 2012, 19:31pm

images-copie-5Cheikh Diallo,  journaliste, écrivain, éditeur du «  Le Pays », «  senegalais.net », écrivait : la mort programmée du pds, la patrie avant le parti.  On peut créer la supercherie, mais tôt ou tard, son auteur sera rattrapé par ses rapines. C’est bien le cas de Macky Sall, qui est donc  le maître absolu du plagiat historique du slogan qu’il a bien emprunté à l’ex conseiller de karim wade, contrairement à ce qu’il affiche. Le maquillage ne peut pas se dépatouiller de la marque indélébile de « ses créateurs » qui l’ont nourri du lait de l’école de la sottise.

 

L’opposant de circonstance au pouvoir paie publiquement  les frais de ses propres contradictions avec ses amis d’hier. Poussé à la porte par un vote de l’Assemblée Nationale en 2008, celui qui est aujourd’hui aux manettes a pris son envol fulgurant depuis qu’il a quitté son camp naturel, après qu’il ait pris le soin  bien pour se remplir pleinement d’abord  les poches pour s’opposer. Il s’était auto-déclaré opposant  des oripeaux victimaires aux yeux des sénégalais candides, qui voyaient de lui un opposant réellement persécuté, martyrisé jusqu’à la lie pour ses idées, dont il n’en pensait moins.

 

 C’est ce péché originel des histoires carambouilleuses  que lui reprochent ses anciens compagnons. Moustapha NIASSE à Touba : « Nous sommes venus solliciter des prières ». Sommes-nous donc dans une république laïque ou dans un état à double standard et à géométrie variable ?

 

Ceux qui nous gouvernent ne sont pas nécessairement à la hauteur pour régler leurs contradictions politiques. Après la visite du procureur  Alioune ndao, le président de l’assemblée nationale, Moustapha NIASSE  demande lui aussi  au religieux ce qu’il faudrait faire au lendemain des sorties tonitruantes du pds. Une république à la renverse qui ne sait plus à quel saint se vouer.

 

Il y a là une réelle incapacité notoire du politique face à ses responsabilités, qui met à nu  son âme, dans une médiocrité infamante, manifestement indigne. Mais à quoi jouent donc nos élites ? Tantôt, elles se déclarent des talibés du spirituel, tantôt, tant que cela les arrange, Macky Sall: « Ce n’est ni l’or, ni les chapelets qui développeront le Sénégal ».

 

 On reproche aux wade et Cie d’avoir agenouillé la république au profit de l’abondance des chapelets, mais on reproduit exactement les mêmes mécanismes décriés. Les mêmes causes reproduisent toujours les mêmes effets.

On ne peut pas faire quelque chose et son contraire. Visite et contre-visite à Touba : Karim Wade marqué à la culotte par Moustapha Niasse et Cie. C’est à ne rien comprendre dans cette république dévoyée éternellement. La surenchère et la petitesse  d’esprit dépassent la rationalité de l’entendement par le manque d’intuition politique. Concurrence déloyale auprès du religieux, celui qui tient réellement la corde et qui gouverne par procuration interposée du politique- talibé. En réalité, l’abondance des chapelets tranche en lieu et place du politique-chambellan.

 

 Quoiqu’on puisse dire, hier et aujourd’hui,  on est bien au cœur d’une république bis wade, à moins qu’on nous prenne, comme d’habitude pour des moins que rien, que nous ne sommes jamais. Entre le politique et le religieux, les sénégalais sont les otages permanents de la démocratie temporelle et religieuse. C’est le moins que l’on puisse dire. Ceux qui en  doutaient de la déliquescence d’un état en lambeaux, aux mêmes pratiques douteuses d’antan, doivent être éclairés par les preuves matérielles  de son incompétence plus que palpable. Dire que le ridicule ne tue plus dans ce pays est une litote. Le fils, hors-la loi, veut l’application immédiate d’une exceptionnalité pour sauver sa peau. Entre le prince réclamant le retour de l’ascenseur, lorsqu’il était au pouvoir et le même politique étourdi, qui se déculotte, la démocratie biaisée en prend encore un sacré coup. Rien n’a changé depuis mars 2000.  Décidément, dans ce pays inintelligible, c’est  la république agenouillée et insultée qui continue.

Le combat continue !

Ahmadou  Diop

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