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diop-ahmadou-renaissance Panafricaine-Journal-liberté-démocratie- Patriotisme-le Sénégal : demain, c’est maintenant !

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Blog Cris le 26/08/09. Ancien pensionnaire du Prytanée militaire Charles Nchoréré de Saint-Louis du Sénégal. Écrivain-Chroniqueur. Recueil de poèmes "Vaincre" aux Editions Saint-Germain-des-Prés à Paris 1991 [France]. Auteur chez Edilivre-Avril 2012 : Collection Classique/Essai/Etude Politique/ Sénégal. Actuellement, résident à Bordeaux. Il est actuellement le coordonnateur de la Conscience patriotique pour le Changement au Sénégal -CPC- ״XAM SA REW - BËG SA REW - JARIÑ SA REW״ -Pour une Nouvelle République Sénégalaise [NRS], saine, démocratique et transparente, la vraie de l’ivraie ! Un fonctionnaire si riche, multimilliardaire des ténèbres des postes politiques aléatoires de nomination Tan Sa bula Nex- n’est jamais synonyme de patriotisme.


Un mercenaire nommé Cheikh Yérim Seck

Publié par Ahmadou Diop sur 14 Septembre 2012, 19:25pm

CheilhYerimSeckLESENEGALAIS.NET

La presse est la maîtresse de l’intelligence et l’intelligence est la maîtresse du monde». Benjamin Constant auteur de cette sagesse a omis de se poser la question qui dérange : «Qu’arrive-t-il au monde si la presse perd son intelligence ?». Un avant-goût d’un manque notoire de bon sens nous été donné, hier, par Cheikh Yérim Seck dans un article publié sur son site sous le titre haineux et bassement raciste de «Karim Wade, paria culturel». L’homme se dit journaliste et surfe sur la notoriété de l’hebdomadaire parisien Jeune Afrique où il a été formé, mais article après article, jour après jour, la bulle Seck se dégonfle. Ses écrits à JA avaient, déjà, donné une idée des lacunes éthiques et professionnelles du «garçon», c’est comme cela que lui-même appelle les personnes plus âgées que lui.

 

Après un séjour à Abidjan, le rapport qu’il avait adressé à son patron, Béchir Ben Yahmed, avait révulsé plus d’un professionnel. A l’époque, Francis Kpatindé, un des journalistes les plus en vue de l’hebdo de la rue d’Auteuil, avait démissionné avec fracas de JA et entrepris de mettre en lumière la nature profonde du journal de Ben Yahmed. La presse ivoirienne publia alors la lettre de démission de M. Kpatindé et le fameux rapport de mission de «l’envoyé spécial» du Franco-tunisien dans la cour de Gbagbo.

 

Jeune Afrique, connu pour ses articles particulièrement bienveillants sur certains dirigeants africains, en difficulté, noue des relations intéressées avec des Chefs d'Etat, négocie des publi-reportages, des contrats de conseil de divers ordres, et est gratifié de diverses façons. En perte de vitesse sur les bords de la lagune Ebrié pour avoir misé sur Alassane Ouattara en 2001, Béchir Ben Yahmed veut entrer dans les grâces de Gbagbo et compte sur Francis Kpatindé pour l’y aider. Il lui propose même 5 % des sommes qu’il pourrait ramener de ce pays. Francis Kpatindé se rend en Côte d'Ivoire, fréquente les différents camps politiques, noue de solides relations avec la «galaxie Gbagbo», mais se contente d'être journaliste. Or, BBY veut «jouer la carte Gbagbo», conjointement bien entendu avec celle d'ADO, son préféré. Il dessaisit donc du dossier Kpatindé, pourtant apprécié du lectorat ivoirien et bien renseigné. Il envoie son «petit», le «jeune» Cheikh Yérim Seck en mission commandée à Abidjan, pour percer le mystère de l'entourage de Gbagbo - tout en se gardant d'éprouver de la sympathie pour un système qui reste «ennemi», bien que financièrement nécessaire - et obtenir des contrats ainsi, que, cerise sur le gâteau, une invitation de Béchir Ben Yahmed à Abidjan, qui scellerait une «réconciliation» très intéressée.

 

S’il se tait sur ce qui «s'écrit difficilement» (les sous), Cheikh Yérim Seck évoque dans son rapport, avec un certain cynisme, ses méthodes d'infiltration, notamment auprès de Charles Blé Goudé, dont il a réussi à devenir l'ami - si on y ajoute des guillemets, bien entendu.

 

C’est ce mercenaire de la plume, revenu au pays après avoir été viré de JA (nous y reviendrons avec force détails), qui veut s’ériger en moralisateur. Il s’est arrogé le droit de distribuer des satisfécits à la classe politique en fonction des ragots ramassés au gré de ses villégiatures, de flétrir les «écarts de conduite», - comprenez tout chemin qui tourne le dos à ses intérêts-, et de prodiguer ses conseils à la vitesse de ses assiduités. Pour peu, c’est au siège de son site qu’il faudra se rendre pour trouver un casier judiciaire ou un certificat de bonne vie et mœurs. Ndjaména, Lomé, Conakry et Abidjan, [pour ne citer que ces capitales], connaissent parfaitement bien la vénalité de ce numéro en costume, plusieurs fois cravaté par ces autorités.

 

Roosevelt, exaspéré par le comportement de certains journalistes, les avait qualifiés de Muckrackers (fouille-merde). Un terme tiré du livre de John Bunyan publié en 1676, Le voyage du pèlerin. «C’est l’homme qui râtisse le fumier, l’homme qui ne pouvait tourner ses yeux que vers le bas, avec son râteau en main ; celui à qui on offrait une couronne céleste en échange de son râteau, mais qui ne levait pas les yeux et ne regardait pas la couronne qu’on lui offrait et qui continuait à rassembler à ses pieds les saletés jonchant le sol.» C’est l’exemple de celui qui refuse de voir tout ce qui est de nature élevée pour ne s’attarder que sur ce qui est infâme, avilissant. Le portrait craché de journalistes comme Cheikh Yérim Seck qui, sous le couvert de l’investigation, s’attaquent méchamment à l’honorabilité des hommes en faisant du «journalisme assis».

 

Les dérives répétées de ces prébendiers du journalisme interpellent la profession. Le journaliste dans notre pays peut s’autoriser tout ce que les autres ne peuvent se permettre : se tromper, diffamer, diffuser de fausses nouvelles ou même inventer des histoires de bout en bout. Et quand un citoyen s’offusque de ces manquements ou décide de laver son honneur devant les tribunaux, la «confrérie» lâche la meute : touche pas aux journalistes ! La liberté de presse chez nous, c’est une licence, un passe-droit qui autorise toutes les vilenies, toutes les manœuvres, toutes les manipulations. Et puis clap ! Personne ne doit y trouver à redire. Beaucoup d’entre-nous ont oublié que «la liberté est le pouvoir de faire tout ce que les lois permettent».

 

Il faut le dire sans faux-fuyant : notre profession est malade. Elle est devenue une véritable passoire. Tous les phraseurs, tous les crieurs publics se font un devoir d’intégrer une rédaction. Or, le journalisme est un métier d’excellence. A la radio, dans un journal ou à la télé, les carences scintillent comme des étoiles dans une nuit noire. Le journalisme, ce n’est pas seulement aligner des mots sur une page blanche. C’est aussi et surtout une technique (de collecte, de vérification et de traitement de l’information), une éthique de conviction, une éthique de responsabilité et une déontologie. Toutes choses qui sont hors de portée des «jeunes gens» comme Cheikh Yérim Seck.

 

Une question à mille balles, qui est le ripou de haut vol filmé dans son exercice favori alors que l'aide de camp de Gbagbo, à l'époque le colonel Raphaël Logbo, lui remettait une enveloppe devant la mairie de Cocody ? Nous y reviendrons.

LESENEGALAIS.NET

 

 

 

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